Le sanglot des islamistes (par Sonjia Rivière)

Publié le par Non aux indigènes !

Ils clament :
« Nous sommes les indigènes de la République !... » et appellent à des « Assises de l'anti-colonialisme post-colonial ».

Quand l'islam politique revendique son « espace vital ».

(Le texte ci-dessous est librement inspiré du texte « Nous sommes les indigènes de la République !... », et écrit « à la manière de…). Il se lit ainsi beaucoup plus clairement.

Discriminées à l'embauche, au logement, à la santé, à l'école et aux loisirs, mais surtout dans l'affichage de leur foi, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles (Indochine, Canada, Madagascar, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Mayotte, Wallis et Futuna, Terre Adélie, Saint-Pierre-et-Miquelon…) et de l'immigration post-coloniale sont les premières victimes de l'exclusion sociale et de la précarisation spirituelle. Indépendamment de leurs origines effectives, nous constatons que les populations des « quartiers » ne sont pas assez soumises au « Code de l'Indigénat » : les «banlieues »
peinent à devenir des « zones de droit islamique » où règne la loi des Grands Frères, qui remplace celle des caïds.

Toutefois, contrôles vestimentaires, mesures de protection de l'honneur des femmes (présence interdite dans la rue, mixité bannie), incitations à la dénonciation pour blasphème ou apostasie, se multiplient tandis que les rappels à l'ordre physiques commencent malheureusement à être sanctionnés par une justice lente à l'allumage.

Le Ministère de l'Intérieur veut contrôler l'islam à travers la mise en place du Conseil français du Culte Musulman. Mais l'islam ne se contrôle pas ! Ainsi parlait, dans son « Epître aux jeunes », Hassan Al-Banna, glorieux fondateur des Frères Musulmans, notre maître à tous !

L'odieuse loi sur la défense de la laïcité est une insulte à notre volonté d'instaurer un fonctionnement social basé sur la Charia, la Loi islamique, comme le programme des Frères nous le prescrit ! Du temps où la France refusait d'intégrer ses populations dites « musulmanes », son Code de l'Indigénat favorisait le contrôle des populations indigènes par la religion islamique. Nous demandons l'application pure et simple du Code de l'Indigénat !

Pour nous défendre, il existe heureusement des « démocrates de service » (le stalinisme lui aussi a eu ses « crétins utiles »). Nous exigeons la délivrance des cartes d'électeurs dans les mosquées, la mention de la religion sur les papiers d'identité et la présence de scrutateurs habilités par l'Oumma (la Communauté des Croyants, instance internationale). La souveraineté de l'islam ne doit pas être remise en cause.

Les Arabes ont inventé l'esclavage des Noirs...

Pendant plusieurs siècles, les conquérants arabes ont participé activement à la traite négrière et à la déportation des populations de l'Afrique sub-saharienne (Mauritanie, Soudan…). Au prix de terribles massacres, les conquérants arabes ont imposé leur joug à des centaines de peuples dont ils ont spolié les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l'histoire, effacé la mémoire. C'est à ce prix que ces populations arriérées ont eu accès au véritable développement spirituel.

Les esclaves d'Afrique restent aujourd'hui les descendants de ce passé glorieux

… La France a fait beaucoup moins bien !

Nouvelle-Calédonie, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Polynésie… autant de confetti de l'empire qui ne sauraient se comparer à la grandeur du Djihad passé et à venir. Absorbés par le creuset français, les enfants de ces colonies ont très souvent, quand leurs parents étaient de culture musulmane, renié leur religion d'origine pour se soumettre aux lois iniques fondées sur les valeurs de la République. Nous dénonçons cette acculturation comme une véritable honte ! Il s'agit d'une mutilation spirituelle pire qu'une mutilation physique !

Au nom de l'égalité républicaine (que d'ailleurs nous ne reconnaissons pas), nous exigeons la reconnaissance officielle de la polygamie, de la non-mixité dans tous les lieux publics et les administrations, de la primauté du droit musulman sur le droit commun en cas de conflit d'intérêts, de l'infériorité des femmes en matière de justice (témoignage…), d'héritage, de mariage (toute femme mariée à un musulman devient musulmane), de sexualité (lapidation de la femme adultère), d'éducation des enfants (en cas de divorce, confiés à la mère seulement jusqu'à l'âge de sept ans). Quand la Charia aura triomphé, les populations infidèles auront soif de se soumettre.

La gangrène islamique s'empare des esprits

La pétaudière du Moyen-Orient, attisée par les intégrismes religieux musulman, juif et chrétien, se révèle particulièrement pratique pour développer un raisonnement foireux : elle rend sourd. Et aveugle, de surcroît. On oublie vite que Ben Laden a fait la fortune de Bush, et que ce dernier le lui rend bien. Le Pen affirme avoir de la sympathie pour les islamistes. C'est bien normal puisque lui aussi milite contre la République laïque. Laïque : un mot à vomir ! On s'étrangle d'ailleurs en le disant.

Il se trouve, grâce à Dieu !, qu'une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique français, tournant le dos aux combats progressistes dont elle se prévaut d'ordinaire, se transforme aujourd'hui en agents de la « pensée » islamiste. Investissant l'espace de la communication, ces idéologues recyclent notre thématique de l' « islamophobie », un concept calqué sur le très consensuel « judéophobie », qui paralyse dès qu'on le dégaine, et dont nous sommes très fiers. Empêcher de penser, telle est notre conception du dialogue.

Nous disons qu'il y a les Croyants d'un côté, les Infidèles et les apostats de l'autre. Ça n'a rien d'un « choc de civilisations » puisque nous crachons sur la civilisation. Nous sommes des Hommes Nouveaux, fiers de leur engagement messianique ! Il n'y a d'ailleurs qu'à nous juger à nos actes : en Afghanistan, au Pakistan, au Soudan, au Nigéria, en Irak… et partout où se sacrifient les martyres de la
Cause (Casablanca, Bali, New York, Madrid…).

Nous ne menaçons pas verbalement l'Occident et ses « valeurs » car on s'en fiche ! Les droits des personnes, on s'en tape ! On s'en sert seulement pour faire avancer notre idéologie médiévale. Nous utilisons sans vergogne les drapeaux de la laïcité, de la citoyenneté et du féminisme pour nous emparer des cerveaux et reconfigurer la scène politique. Notre stratégie produit des ravages dans la société française. Déjà, elle est parvenue à imposer, comme une gangrène, notre rhétorique au sein même des forces progressistes.

L'islamisation de la République est à l'ordre du jour !

La République laïque est un mythe. Il est temps que la France éteigne ses Lumières et fasse allégeance aux véritables valeurs. L'Universel n'existe pas, sauf dans l'ordre du divin. L'Universel, c'est la Parole de Dieu. Il est urgent de promouvoir des mesures radicales qui mettent un terme à l'infériorisation des valeurs islamiques dans la vie quotidienne : habillement, enseignements religieux et profane, loisirs, accès aux soins (hommes et femmes séparés)… Il faut en finir avec les institutions qui ravalent les populations musulmanes de souche à un statut d'infidèles ou d'apostats.

Nos parents, nos grands-parents ont été mis en esclavage (les Noirs seulement), colonisés, animalisés. Mais ils n'ont pas été broyés. Ils ont préservé leur dignité d'humains à travers la résistance héroïque qu'ils ont menée pour s'arracher au joug colonial. C'est bien pratique pour nous de faire croire que nous sommes leurs héritiers. Parce qu'à vrai dire, c'est d'abord contre eux qu'il a fallu se battre dans les cités, à l'époque où nos mères osaient fumer dans leur cuisine, où nos pères appréciaient le vin, où nos sœurs allaient danser avec « leur flirt ». Mais c'est fini, tout ça ! Nous sommes les héritiers de ces hommes (surtout des hommes) qui ont affirmé leur volonté de puissance, qui ont instauré la Sainte Inquisition, les héritiers de toutes les résistances au changement, les chantres du retour en arrière et de la mort. Hiroshima est leur victoire : il ne reste que des cendres.
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Voici venu le moment de faire résonner les grandes orgues.

Ecoutez bien !

NOUS, descendants de la glorieuse race des Seigneurs (les Noirs aussi, allez ! Pour une fois !), insultés par l'indifférence de la République honnie, Sœurs et Frères ultra minoritaires engagé-es dans les luttes contre l'oppression religieuse et les discriminations impudiques produites par la République post-coloniale, lançons un appel à celles et ceux qui sont parties prenantes de ces combats à se réunir en
Assises de l'anti-colonialisme en vue de contribuer à l'émergence d'une dynamique autonome qui interpelle le système politique et ses acteurs, et, au-delà, l'ensemble de la société française, dans la perspective d'un combat commun de tous les opprimés et exploités pour une démocratie sociale véritablement islamique. Ouf !

Pour faire dans le symbolique, nous avons choisi de commémorer, le 8 mai prochain, les massacres de Sétif et de Philippeville (Algérie) le 8 mai 1945. Alors que la République, la putain de sa mère !, célébrait la capitulation nazie, l'armée française massacrait les milliers d'Algériens dans le nord-Constantinois ! On aurait pu choisir le 17 octobre 1961 (répression sanglante de la manifestation algérienne à Paris ordonnée par le préfet Papon) mais ça nous menait trop loin. Dans le temps, pas dans la répression, bien sûr.

D'un côté on fête la fin de l'Occupation allemande, de l'autre on trucide une population qui résiste à l'Occupation française. C'est fort comme symbole ! Et les Français ont été boutés hors d'Algérie, juste leçon de l'Histoire. C'est là qu'il faut arrêter la comparaison. On finirait par comprendre qu'aujourd'hui, c'est la République elle-même que nous voulons bouter hors de France symboliquement, ce 8 mai 2005. Heureusement, nous serons tous déguisés en « indigènes de la République ». Les démocrates sincères, qui se prosternent devant les symboles, ne nous reconnaîtront pas.

Sonjia Rivière

Publié dans Indigestes

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